Communiqués de presse
En Thaïlande, Aide Médicale Internationale sensibilise les populations birmanes déplacées à la prévention et la prise en charge des pathologies mentales
Un rappel : des pathologies très courantes
Les pathologies mentales sont très courantes, touchant enfants comme adultes (450 millions de personnes souffrent de troubles mentaux ou du comportement à travers le monde - sources : OMS). Les troubles mentaux, neurologiques et comportementaux, qui touchent les populations de tous les pays, provoquent de terribles souffrances et ont des conséquences économiques et sociales considérables. Les personnes atteintes de ces troubles, dont la mortalité est plus élevée, sont souvent marginalisées et souffrent d’une mauvaise qualité de vie.
Un contexte particulier : dans les camps de déplacés, des conditions de vie augmentant les risques et l’acuité des pathologies mentales
Depuis 1984, des populations Karens d’origine birmane sont réfugiées en Thaïlande, dans neuf camps situés le long de la frontière, qui regroupent plus de 150 000 hommes, femmes et enfants (Karen, Karenni, Mon, etc.). La Thaïlande, qui n’est pas signataire de la Convention de Genève de 1951 relative aux réfugiés, n’offre aucun statut à ces populations. Considérées comme des déplacées, elles ne se voient reconnaître que peu de droits, et ne peuvent circuler, ni travailler hors des camps. L’enfermement, la dépendance à l’aide internationale et l’absence de perspectives d’avenir (à l’exception de l’émigration vers des pays tiers) concourent à l’apparition de pathologies mentales, dont certaines sont alimentées par les traumas liés aux circonstances de l’exil.
Aide Médicale Internationale auprès des populations des camps de Nupoe, Umpiem et Mae La
Aide Médicale Internationale (AMI) mène ses activités auprès des populations des camps depuis 1995. Aujourd’hui présentes dans trois des neuf camps de la frontière, les équipes d’AMI travaillent auprès de 90 000 personnes environ. Dispensant des soins de santé primaire, des consultations spécialisées et des formations de professionnels et personnels de santé, AMI porte une attention particulière à la prévention et la prise en charge des pathologies mentales et met en œuvre des dispositifs adaptés. L’objectif est principalement de favoriser le mieux-être des personnes en souffrance.
Une semaine de la santé mentale pour améliorer la compréhension et la prise en charge des pathologies mentales
Afin de promouvoir la compréhension des pathologies mentales et leur prise en charge, les équipes d’AMI organisent la semaine de la santé mentale dans les trois dans lesquels elles sont présentes. Depuis lundi 6 octobre et jusqu’au 10 octobre, des groupes de discussion se tiennent, ainsi que des séances de yoga, des ateliers d’échanges pour les enfants et des sessions de sensibilisation destinés aux parents. Différents supports (affiches, dépliants) relaient l’information auprès des 90 000 habitants des camps.
Contact presse : Frédéric Mar 01 41 50 59 90 / 06 81 30 94 03
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Le VIH/SIDA en Afrique subsaharienne : la maladie comme facteur déstabilisant pour la société
Une première conférence a eu lieu le vendredi 6 juin dernier, dans le cadre de la deuxième édition du Salon des solidarités. Modéré par Igor Strauss, journaliste à Radio France Internationale (RFI), cet atelier intitulé « Le VIH/SIDA en Afrique subsaharienne : la maladie comme facteur déstabilisant pour la société » a permis à Claire Ganne (Aide Médicale Internationale), au Dr Philippe Msellati (Institut de Recherche et de Développement) et à Julien Potet (Sidaction) de présenter et partager le fruit de leurs recherches et expériences avec un public attentif et réactif.
A noter : deux prochaines conférences auront lieu aux mois d’octobre et de novembre 2008.
Si vous souhaitez être informé des dates et lieux des prochains rendez-vous, nous vous invitons à vous inscrire à notre newsletter.
Télécharger le compte-rendu de l’atelier (au format pdf) :
Développement et paix civile en Afghanistan : AMI et les ONG françaises contribuent au débat sur l’avenir du pays
Alors que la Conférence Internationale sur l’Afghanistan se tient aujourd’hui 12 juin à Paris, des ONG françaises travaillant en Afghanistan ont entendu participer à la réflexion sur l’avenir du développement et de la paix civile en Afghanistan.
Après un colloque, organisé le 22 mai dernier, durant lequel des membres de ces organisations et des invités afghans ont analysé la situation du pays, et réfléchi aux conditions de son amélioration, huit recommandations ont été formulées à l’issue de différentes tables rondes. Leur objectif est d’améliorer l’efficacité de l’aide, d’accélérer la reconstruction du pays, de favoriser son développement économique et de contribuer au retour de la paix civile.
Dans le contexte économique, politique et social actuel de l’Afghanistan, l’engagement de la Communauté internationale (organismes internationaux, gouvernement afghan, ONG internationales et afghanes) aux côtés des populations doit s’inscrire sur le long terme pour retisser des liens sociaux empreints de confiance, instaurer un État de droit efficace et crédible, et rebâtir une économie saine.
C’est par ce message que les ONG françaises ont entendu contribuer aux échanges qui se tiendront aujourd’hui dans le cadre de la Conférence Internationale sur l’Afghanistan.
Les recommandations des ONG françaises présentes en Afghanistan :
1. les besoins essentiels des populations doivent être couverts en priorité,
2. les populations sont le moteur de la reconstruction et du développement de l’Afghanistan,
3. le renforcement d’un État afghan ayant une représentation forte en province est, à la fois, un des éléments de la stabilisation du pays et une nécessité pour son développement,
4. le retour de la paix civile nécessite une réflexion sur l’ensemble des malaises dont souffre la société afghane,
5. une séparation nette entre soutien militaire et aide à la reconstruction est nécessaire,
6. le gouvernement français doit renforcer son soutien à la reconstruction,
7. la Communauté Internationale doit avoir une lecture régionale de la problématique afghane,
8. dans la phase actuelle, l’action des ONG reste indispensable et doit être soutenue.
ONG signataires : Action contre la faim, Acted, Afghanistan demain, Afghanistan libre, Afrane, Aide Médicale Internationale, Enfants du Monde-Droits de l’homme, Madera, Mères pour la paix, Médecins du Monde, MRCA, Solidarités, Sport sans frontières, Groupe URD.
Le texte des recommandations des ONG françaises présentes en Afghanistan est accessible à l’adresse suivante Consulter cet article seul
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