Haiti

HAÏTI - Port-au-Prince


FICHE D’IDENTITE DU PROGRAMME

LOCALISATION
Port-au-Prince

BENEFICIAIRES
Population couverte : 500 enfants et 1 000 jeunes des rues

ÉQUIPE A.M.I.
Trois expatriés : un chef de mission, un responsable administratif et logistique, un responsable programme.
40 collaborateurs locaux parmi lesquels un référent médical, un référent social, une administratrice, un logisticien, des éducateurs sociaux, des médecins, des infirmières, etc.

FINANCEURS
Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Coopération Suisse (DDC), sanofi aventis, ministère français des Affaires étrangères (SCAC), UNFPA.

CONTEXTE D’INTERVENTION

Après les élections présidentielles de mai 2006, la stabilisation gouvernementale n’a été assurée qu’en septembre 2008 avec la nomination de Michèle Pierre-Louis au poste de Premier ministre. Après des émeutes de la faim qui ont ébranlé Haïti en avril 2008, la saison cyclonique, de juin à octobre, a été particulièrement forte avec notamment quatre cyclones ou tempêtes extrêmement violents.

HISTORIQUE MISSION A.M.I.

A.M.I. est présente en Haïti depuis 1984, début des activités de formation du personnel médical et de soutien à des structures de santé. Depuis 2004, A.M.I. met en oeuvre un programme en faveur des enfants et jeunes des rues (EJDR) de Port-au-Prince. Ceux-ci se réunissent en groupes attachés à un lieu, la « base », qui désigne à la fois le groupe et son implantation. Il existe environ 115 bases. Les équipes d’A.M.I. travaillent auprès de plus de 500 enfants et 1 000 jeunes de 60 de ces bases.

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ACTIVITES ET REALISATIONS 2008

Le programme a subi quelques évolutions au cours de cette année. Il se concentre désormais sur deux objectifs : rencontrer les enfants des rues grâce à une approche médicale, puis assurer une stabilisation comportementale.

 » Volet médical Des cliniques mobiles A.M.I. sillonnent les rues de la capitale. Les équipes assurent aux enfants et jeunes des rues un accès à des soins de santé primaires et un suivi médical adapté. Pour les soins de santé secondaires, un référencement vers les hôpitaux partenaires est organisé. Une équipe de médiation médicale a été mise en place dans le cadre de la clinique mobile. Celle-ci a pour objet d’accompagner les EJDR, et fait le lien avec le centre médical et social de proximité (CMSP) et des structures de soins de santé secondaires.
En matière de lutte contre le VIH/Sida, les activités ont consisté en des séances de sensibilisation et des dépistage.

Le CMSP, ouvert en 2007, est une structure d’accueil et de soins qui vise la stabilisation comportementale, et la prise en charge médicale (santé reproductive : consultations pré/post natales, planning familial notamment, et les comportements à risques : drogue, prostitution, etc.).
Environ 7 000 consultations de soins de santé primaire (au sein des cliniques mobiles et au CMSP), dont certaines donnent lieu à des référencements vers des consultations spécialisées dans d’autres structures ont été menées. Proposés aux EJDR, ces référencements sont rendus possibles par une mise en relation entre les enfants et des institutions partenaires, En complément, des campagnes de vaccination ont été réalisées.

 » Volet psychosocial et éducatif
Ce volet, dont certaines activités sont menées dans la rue et d’autres au CMSP, consiste à évaluer la motivation des enfants consultés à s’investir dans leur avenir. L’évaluation se fait à travers des activités ludo-éducatives (activités sportives, artistiques, ludiques, etc.), des programmes « cuisine-entretien » (sensibilisation à l’hygiène), des discussions groupales basées sur les comportements à risque (alcool, drogue, violences, MST, etc.), des animations pédagogiques et des activités sociales (stages ou chantiers pour les EJDR ayant atteint la phase de stabilisation comportementale). Des EJDR ont ainsi fait des stages au CMSP en participant aux programmes de soutien et de médiation éducative.

 » Référencement des EJDR vers des structures d’insertion
A.M.I. met en oeuvre cette troisième phase en fonction des résultats obtenus lors des activités psychosociales et éducatives permettant d’évaluer les capacités et la volonté des EJDR. A.M.I. a développé un réseau de partenariats médicaux et sociaux, publics et privés qui permet de recréer le lien entre les acteurs de la société civile et les EJDR afin de lutter contre la stigmatisation dont ces derniers sont victimes. Les EJDR qui sont prêts à poursuivre l’effort d’intégration sont référencés vers des structures professionnelles, qui offrent des formations dans divers secteurs (bâtiment), ou donnent la possibilité d’investir dans des activités génératrices de revenus (micro finance). D’autres jeunes, plus marqués par leur vie dans la rue, sont envoyés vers des institutions spécialisées. Ainsi, A.M.I. travaille en collaboration avec l’Association pour la prévention de l’alcoolisme et autres accoutumances chimiques (APAAC).


Perspectives 2009

 » Concentrer les activités sur le volet médical Les efforts déployés par les équipes d’A.M.I. pour que les EJDR atteignent une stabilité comportementale auront pour objectif principal que les enfants souffrant de différentes pathologies soient acteurs de leur prise en charge médicale (connaissance de la prévention, respect des étapes et du calendrier de la prise en charge médicale, etc.)
 » Partenariats L’objectif en 2009 sera d’étendre et de consolider le réseau de partenaires d’A.M.I. à Port-au-Prince pour orienter les jeunes patients vers des structures spécialisées dans l’accompagnement psychosocial.