Birmanie / Myanmar
Améliorer la situation sanitaire des populations vivant dans des zones de très haute vulnérabilité au Myanmar.
Implantation du programme
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AMI intervient dans ce pays depuis le début des années 1980, et travaille en faveur des populations les plus vulnérables, délaissées par l’Etat : les minorités (les Karens, ethnies montagnardes de l’Etat Shan et les Lahu, Akha, Wa, Royingas dans l’Etat du Rakhine), les déplacés ou “relocalisés”.
AMI est présente sur trois terrains d’intervention :
La région de Yangon : amélioration de l’accès aux soins et à une eau de qualité AMI est présente dans le Township de Dala (banlieue de Yangon) depuis juillet 2001, un “dortoir-marécage” où vivent plus de 100 000 personnes et depuis 2005 dans les Township adjacents de Twantay et de Seikgyi. Les conditions sanitaires très précaires de ces populations sont notamment dues au manque de ressources et à un accès très limité à l’eau potable et aux soins.
La région Wa : permettre aux populations was d’accéder aux soins. Depuis 2003, AMI travaille à la frontière birmano-chinoise, dans la partie Nord de l’Etat Shan. Les structures de santé dans cette région, gérées par le mouvement de guérilla rurale Wa et indépendamment des autorités birmanes depuis 1989, sont insuffisantes, voire inexistantes. Les entraves administrative aux déplacements des travailleurs humanitaires n’ont pas facilité le travail des équipes d’AMI. Enfin, la campagne d’éradication de l’opium menée par les autorités Was depuis une décennie sans programme adapté de développement rural a appauvri considérablement les populations qui n’ont plus accès aux services de santé privés.
La région de Buthidaung : permettre aux populations royingas d’acceder aux soins AMI est également présente dans le Township de
Buthidaung (Etat de l’Arakan au nord-ouest du pays) où vit une importante minorité musulmane, les Royingas. Cette minorité n’est pas reconnue par le gouvernement et souffre de discriminations la privant d’accès aux soins les plus essentiels. Cette zone d’intervention reste très isolée, de nombreuses contraintes de déplacements sont imposées aux ONG, alors que les structures de santé y sont insuffisantes, voire inexistantes.
Activités
Les activités visent à améliorer l’accès aux soins de santé primaire et à une plus grande autonomie des populations.
Activités sur les trois zones d’intervention :
- Soins de santé primaire.
- Prévention et d’éducation à la santé.
- Développement communautaire, (formations et renforcement des capacités locales).
- Santé materno-infantile.
- Lutte contre la propagation des IST et du VIH/SIDA (prévention et soins).
- Construction d’infrastructures d’eau et d’assainissement.
- Renforcement des structures existantes avec l’appui d’équipes mobiles.
- Formation et autonomisation du réseau local d’agents de santé communautaire.
Améliorer l’accès aux soins de santé primaire
- 262 000 personnes ont accès à des soins de santé primaire, à des services de prévention materno-infantile via 17 centres de santé et 6 hôpitaux soutenus par AMI, et grâce à l’appui de cliniques mobiles.
- Formation de 33 auxiliaires sages-femmes.
- Soutien à un réseau de 160 agents de santé communautaire, à 200 volontaires de santé communautaire et à 160 accoucheuses traditionnelles.
3 200 patients atteints d’IST diagnostiquées et traitées et 2 000 patients testés et conseillés.400 patients séropositifs suivis médicalement et 25 patients sous traitements anti-rétroviraux.
460 000 préservatifs distribués
Formation et suivi de 80 éducateurs
3 centres de santé AMI en fonctionnement.
Eau et assainissement
Construction, réhabilitation et entretien de structures dont des comités de gestion et maintenance ont été formés pour chacune de ces infrastructures :
- 400 collecteurs d’eau de pluie pour les particuliers.
- 25 bassins communautaires.
- 8 000 latrines pour les particuliers.
- 54 écoles profitant d’installations d’eau et assainissement
Perspectives
L’objectif d’AMI est d’améliorer l’état de santé des populations les plus vulnérables, et en particulier de réaliser des évaluations dans de nouvelles zones afin d’ouvrir une quatrième base.
Dans l’Etat du Rakhine :
- d’apporter une attention toute particulière au renforcement des réseaux communautaires.
- d’augmenter la couverture des soins grâce à la mise en place de nouvelles cliniques mobiles (curatives et préventives).
- De réaliser un support renforcé des activités de protection maternelle et infantile
- d’apporter une aide au développement d’un système de soins de santé primaire par le renforcement des capacités locales.
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