Thaïlande
THAÏLANDE - Frontière birmano-thaïlandaise
FICHE D’IDENTITÉ DU PROGRAMME
»LOCALISATION
Représentation à Bangkok.
Bases à Umphang et Mae Sot
Trois camps : Nupoe, Umpiem et Mae La
» BÉNÉFICIAIRES
Population couverte : 91 000 personnes réparties dans les trois camps.
Utilisateurs du HM : 2 930 personnels de santé.
» ÉQUIPE A.M.I.
15 expatriés : un chef de mission, un coordinateur médical, un coordinateur administratif et financier, un coordinateur logistique, trois responsables de projet (un pour le camp de Mae La, un pour les camps de Nupoe et Umpiem et un pour les programmes transversaux HIV/VCT, formations et santé mentale), un responsable des publications, un logisticien expert en eau, deux médecins référents, un médecin OPD, un médecin IDP (à Mae La), une psychologue, un infirmier référent.
Personnel local : 65 personnes sur les bases et 491 personnes dans les camps (médecins, infirmiers, techniciens de laboratoire, logisticiens, personnel administratif, etc.).
» FINANCEURS
ECHO, EuropeAid, Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), IRC.
CONTEXTE D’INTERVENTION
Depuis 1984, des milliers de personnes fuient le territoire de la Birmanie pour trouver refuge en Thaïlande. Aujourd’hui, plus de 150 000 personnes, Karen, Karenni, Mon, vivent dans neuf camps proches de la frontière birmano-thaïlandaise. Ces hommes, femmes et enfants n’ont pas le statut de réfugié défini dans la Convention de Genève. Disposant de droits extrêmement limités, ne pouvant, à de rares exceptions près, ni circuler ni travailler hors des camps, ils ne sont pas en mesure de satisfaire de manière autonome leurs besoins élémentaires et dépendent de ce fait du soutien des organisations de solidarité internationale. D’autres déplacés vivent aux alentours des camps, et connaissent des conditions de vie également très précaires.
Depuis quelques années, un processus de « relocalisation » (ressettlement) initié par des organisations internationales et des États tiers, permet à des habitants des camps de les quitter pour émigrer. Les pays tiers, qui privilégient l’immigration de personnes qualifiées, choisissent notamment des personnels d’A.M.I. ayant reçu une formation. Ce processus a connu une intensification en 2006, qui s’est portée spécifiquement, en 2007 et 2008, sur les trois camps dans lesquels A.M.I. intervient. Les équipes doivent donc renouveler les effectifs de personnel.
MISSION : HISTORIQUE ET IMPLANTATION
Depuis 1995, A.M.I. mène des programmes auprès des populations des camps de la frontière. Les activités couvrent une population de 91 000 bénéficiaires, répartis entre trois camps de la province du Tak : Mae La (44 000 habitants), Nupoe et Umpiem (18 000 habitants chacun), et des villages voisins (11 000 personnes).
ACTIVITÉS ET RÉALISATIONS 2008
Les programmes portent principalement sur les soins de santé primaires, au travers d’activités à la fois préventives (exclusivement au sein du camp de Maela) et curatives, mais s’étendent aussi à des activités plus spécifiques : prévention et contrôle des épidémies, amélioration de l’accès à l’eau potable, ou édition.
» Formation
La formation des personnels de santé locaux, qui vise le renforcement des compétences, fait partie intégrante des activités de soins d’A.M.I. Des sessions de formation sont dispensées à des sages-femmes, medics, nurses, techniciens de laboratoire, etc. Elles sont complétées par des formations continues, de la supervision et du compagnonnage.
En raison de l’importance du ressettlement en 2007 et 2008, l’activité formation a été intensifiée en 2008. Des formations de remise à niveau ont été organisées pour des visiteurs à domicile et des personnels spécialisés en santé mentale.
» Activités préventives
Le volet santé préventive, dans le cadre duquel une attention particulière est portée aux femmes enceintes et aux jeunes enfants, comprend des campagnes de vaccination, un suivi de la croissance, des activités de nutrition, des soins post-natals, des sessions d’éducation à la santé et un suivi démographique.
» Soins curatifs
Les équipes d’A.M.I. et le personnel des camps assurent des soins de santé primaires. Le travail, qui comprend consultations généralistes et examens médicaux destinés à tout nouvel entrant dans le camp, s’étend à des consultations spécialisées : soins dentaires, ophtalmologie, analyses de laboratoire, etc. Les soins sont dispensés dans deux types de structures : les IPD (inside patient department, un dans chaque camp) et les OPD (outside patient department, deux à Mae La et Umpiem, un à Nupoe), réhabilitées, équipées et aménagées par A.M.I.
Les cas non traitables dans ces structures de santé sont référencés aux hôpitaux thaïs environnants. Dans les trois camps, une surveillance épidémiologique et animale et la création d’une capacité de réponse s’intègrent à ce volet activités curatives.
» Activités transversales
Deux programmes sanitaires transversaux, partie intégrante du volet soins curatifs, ont été menés en 2008. Il s’agit :
> du programme de lutte contre la propagation du VIH/Sida (sensibilisation, prévention et dépistage volontaire, traitement (par ARV) des personnes VIH positives) et de lutte contre la stigmatisation des personnes atteintes du virus,
> un volet santé mentale (soutien psychosocial pour les personnes souffrant des traumas liés au déplacement et aux conditions de vie, et pour les victimes de violences, ainsi que lutte contre la stigmatisation des personnes souffrant de pathologies mentales).
» Adduction d’eau
Dans le camp de Mae La, A.M.I. a assuré un programme d’adduction d’eau (développement du réseau, traitement de l’eau). Ces activités ont été transmises à l’ONG Solidarités en novembre 2008.
» Diffusion du Health Messenger
Depuis 1995, le Health Messenger (HM) Thaïlande, outil de formation professionnelle continue, est diffusé dans les neuf camps. Il s’articule avec les dispositifs de formation d’A.M.I.
En 2008, deux numéros du HM Thaïlande, conçus comme des compilations de « technical cards », ont été publiés.
Perspectives 2009
Dans le contexte de « relocalisation », A.M.I. poursuivra les efforts de formation intensifiés en 2008 pour renforcer, en nombre et en qualité, les équipes de soins de santé primaires des camps pour assurer l’accès à des soins de qualité.
Les objectifs pour 2009 portent également sur le maintien et le renforcement des activités suivantes :
> système de surveillance et réponse aux épidémies,
> système d’information médicale,
> relations/protocoles avec les partenaires,
> soins de santé spécialisés (psychologie, soins aux patients atteints par le VIH, soins dentaires, examens de laboratoire, ophtalmologie),
Les équipes travailleront par ailleurs à :
> contenir les dépenses liées aux référencements vers les hôpitaux thaï,
> assurer le financement des diverses publications,
> poursuivre les travaux de capitalisation des savoirs, et de renforcement des liens fonctionnels entre l’ensemble des membres de l’équipe,
> évaluer les nouveaux développements possibles des projets de santé menés actuellement.
Dans le contexte de « relocalisation », A.M.I. poursuivra les efforts de formation intensifiés en 2008 pour renforcer, en nombre et en qualité, les équipes de soins de santé primaires des camps pour assurer l’accès à des soins de qualité.
Les objectifs pour 2009 portent également sur le maintien et le renforcement des activités suivantes :
> système de surveillance et réponse aux épidémies,
> système d’information médicale,
> relations/protocoles avec les partenaires,
> soins de santé spécialisés (psychologie, soins aux patients atteints par le VIH, soins dentaires, examens de laboratoire, ophtalmologie),
Les équipes travailleront par ailleurs à :
> contenir les dépenses liées aux référencements vers les hôpitaux thaï,
> assurer le financement des diverses publications,
> poursuivre les travaux de capitalisation des savoirs, et de renforcement des liens fonctionnels entre l’ensemble des membres de l’équipe,
> évaluer les nouveaux développements possibles des projets de santé menés actuellement.
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