En Thaïlande, Aide Médicale Internationale sensibilise les populations birmanes déplacées à la prévention et la prise en charge des pathologies mentales
10 octobre 2008 : journée mondiale de la santé mentale
En Thaïlande, Aide Médicale Internationale sensibilise les populations birmanes déplacées à la prévention et la prise en charge des pathologies mentales
Un rappel : des pathologies très courantes
Les pathologies mentales sont très courantes, touchant enfants comme adultes (450 millions de personnes souffrent de troubles mentaux ou du comportement à travers le monde - sources : OMS). Les troubles mentaux, neurologiques et comportementaux, qui touchent les populations de tous les pays, provoquent de terribles souffrances et ont des conséquences économiques et sociales considérables. Les personnes atteintes de ces troubles, dont la mortalité est plus élevée, sont souvent marginalisées et souffrent d’une mauvaise qualité de vie.
Un contexte particulier : dans les camps de déplacés, des conditions de vie augmentant les risques et l’acuité des pathologies mentales
Depuis 1984, des populations Karens d’origine birmane sont réfugiées en Thaïlande, dans neuf camps situés le long de la frontière, qui regroupent plus de 150 000 hommes, femmes et enfants (Karen, Karenni, Mon, etc.). La Thaïlande, qui n’est pas signataire de la Convention de Genève de 1951 relative aux réfugiés, n’offre aucun statut à ces populations. Considérées comme des déplacées, elles ne se voient reconnaître que peu de droits, et ne peuvent circuler, ni travailler hors des camps. L’enfermement, la dépendance à l’aide internationale et l’absence de perspectives d’avenir (à l’exception de l’émigration vers des pays tiers) concourent à l’apparition de pathologies mentales, dont certaines sont alimentées par les traumas liés aux circonstances de l’exil.
Aide Médicale Internationale auprès des populations des camps de Nupoe, Umpiem et Mae La
Aide Médicale Internationale (AMI) mène ses activités auprès des populations des camps depuis 1995. Aujourd’hui présentes dans trois des neuf camps de la frontière, les équipes d’AMI travaillent auprès de 90 000 personnes environ. Dispensant des soins de santé primaire, des consultations spécialisées et des formations de professionnels et personnels de santé, AMI porte une attention particulière à la prévention et la prise en charge des pathologies mentales et met en œuvre des dispositifs adaptés. L’objectif est principalement de favoriser le mieux-être des personnes en souffrance.
Une semaine de la santé mentale pour améliorer la compréhension et la prise en charge des pathologies mentales
Afin de promouvoir la compréhension des pathologies mentales et leur prise en charge, les équipes d’AMI organisent la semaine de la santé mentale dans les trois dans lesquels elles sont présentes. Depuis lundi 6 octobre et jusqu’au 10 octobre, des groupes de discussion se tiennent, ainsi que des séances de yoga, des ateliers d’échanges pour les enfants et des sessions de sensibilisation destinés aux parents. Différents supports (affiches, dépliants) relaient l’information auprès des 90 000 habitants des camps.
Contact presse : Frédéric Mar 01 41 50 59 90 / 06 81 30 94 03
Posté le 9 octobre 2008
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