Les équipes d’AMI mobilisées contre une épidémie de choléra
Les équipes d’AMI mobilisées contre une épidémie de choléra
Une épidémie de choléra, qui a touché plusieurs provinces de l’Afghanistan à partir du 4 octobre dernier, a atteint les trois provinces où Aide Médicale Internationale est présente (la Kunar, le Laghman et Samangan).
Un premier foyer épidémique a été détecté dans la région de Marawara dans la Kunar avec quinze cas, selon l’équipe médicale d’AMI. Les équipes mobiles ont réagi rapidement et la propagation a été freinée. Au Laghman, environ 150 cas de choléra ont été diagnostiqués dans la région de Farashgan. La maladie s’est par la suite développée dans d’autres zones, dont la capitale de la province du Lagham, Mehterlam. La vague a ensuite durement frappé Samangan avec plus de 2 000 personnes contaminées. A Samangan, la plupart des cas ont été diagnostiqués et traités à l’hôpital d’Aybak, capitale de la région, mais d’autres foyers sont apparus dans des zones plus reculées. AMI a effectué des sessions d’éducation sanitaire, de purification des points d’eau (chrlorination) et de ravitaillement en médicaments.
Les équipes ont déployé d’importants efforts pour lutter contre l’épidémie. Dans les trois provinces, les équipes mobiles se sont rendues dans la région dès que l’information de la présence de cas suspects leur fut parvenue. Elles ont contrôlé l’épidémie par de multiples actions. Dans un premier temps, elles ont fait passer des messages aux communautés locales, tels que se laver les mains régulièrement, faire bouillir ou désinfecter l’eau, manger des denrées fraîchement cuisinées ou maintenir propres les points d’eau. Les réservoirs d’eau ont ensuite été désinfectés et des cliniques mobiles ont été établies dans les écoles ou autres lieux clés de la communauté. L’épidémie de choléra a été particulièrement virulente, touchant des milliers de personnes, selon le ministère afghan de la Santé Publique, causant la mort de plus de vingt d’entre-elles. Les épidémies de choléra, pourtant rares et occasionnelles, ont déjà touchées plusieurs provinces afghanes par le passé. La faute revient aux facteurs naturels, entre autres un temps particulièrement sec cette année, mais aussi au manque d’hygiène à l’augmentation des moyens de communication.
A ce jour, l’épidémie a pu être contrôlée dans la Kunar, tandis que la situation est en voie de résolution dans le Laghman et Samangan.
Posté le 4 novembre 2008
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